Posted 18 février 2019 16 h 28 min by

Ce 11 février, le président Hassan Rohani s’est adressé à la foule venue célébrer le 40e anniversaire de la Révolution islamique d’Iran qui correspond au renversement du régime impérial du chah Mohammad Réza Pahlavi (soutenu par les Etats-Unis) le 11 février 1979.

Lors de son intervention sur la place Azadi, le chef d’Etat iranien a, entre autres, évoqué les puissances étrangères hostiles à son pays. «La présence du peuple aujourd’hui dans les rues de toute la République islamique d’Iran […] signifie que l’ennemi n’atteindra jamais ses objectifs démoniaques» a-t-il affirmé, après avoir dénoncé un «complot» des Etats-Unis, des «sionistes» et des «Etats réactionnaires» du Moyen-Orient contre l’Iran.

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Le discours de Hassan Rohani a eu lieu sous une pluie battante, un signe «perçu comme une bénédiction dans un pays aussi aride» note l’AFP.

Yadollah Javani, chef adjoint du bureau politique des Gardiens de la Révolution a lui aussi pris la parole devant la foule, promettant de «raser intégralement Tel Aviv» en cas d’attaque américaine, selon une traduction fournie par l’agence Reuters.

«Les Etats-Unis n’ont pas le courage de tirer une seule balle sur nous malgré tous leurs avantages défensifs et militaires. Mais s’ils nous attaquent, nous raserons intégralement Tel Aviv et Haïfa», a-t-il notamment déclaré lors de son discours.

Au sein de la foule, nombreux étaient les drapeaux iraniens, les portraits d’Ali Khamenei (l’actuel guide suprême de la Révolution) ou encore les pancartes brandies par les participants. Les slogans inscrits sur celles-ci reprenaient des éléments du discours du président. «Mort à l’Amérique», «A bas l’Angleterre», «Mort à Israël» ou encore «Nous piétinerons les États-Unis» pouvait-on lire sur certaines d’entre-elles.

Au mois de novembre 2018, les Etats-Unis renforçaient les sanctions anti-iraniennes, six mois après s’être retirés de l’accord sur le nucléaire iranien de 2015. Le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo avait alors mis en garde les Etats qui continueraient à faire des affaires avec l’Iran.

C’est en 1979, après le renversement du shah d’Iran, que les Etats-Unis avaient imposé de lourdes sanctions économiques à Téhéran qui ont ensuite été renforcées à plusieurs reprises.

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