Posted 20 septembre 2017 12 h 17 min by

«Où était la France en mai dernier sur le sujet syrien ? Nulle part, nous n’étions ni à Astana, ni à Genève» : dans le discours qu’il a tenu à la fin du sommet du G20, Emmanuel Macron a critiqué la politique du gouvernement Hollande – parfois difficile à suivre –  pour mieux défendre son virage dans le dossier syrien.

«On peut avec les meilleurs principes dire « Je vais remplacer tel ou tel ou tel dirigeant », nous l’avons déjà testé en Irak et en Libye, on se réveille 5 ou 10 ans plus tard avec une situation qui est encore pire», a poursuivi le chef de l’Etat français, pointant également l’échec de la politique menée par Nicolas Sarkozy. Si la France de Jacques Chirac a obstinément refusé de s’engager dans le conflit irakien en 2003, Nicolas Sarkozy a lui été un acteur majeur de la chute de Mouammar Kadhafi et du chaos qui règne depuis en Libye. Une responsabilité que l’ancien président n’assume pas du tout.

Une analyse qui pousse donc Emmanuel Macron a réaffirmer avec force et conviction la position qu’il avait déjà laissé entrevoir fin juin : «Le vrai changement que j’assume totalement, c’est de ne plus faire du départ de Bachar el-Assad un préalable à tout.»

Le président français a cependant tenu à préciser que cela ne faisait pas pour autant de lui l’allié du président syrien, marquant ainsi son opposition «profonde» avec la Russie. Il a enfin rappelé que la France répliquerait en cas d’utilisation d’armes chimiques par le gouvernement syrien.

Un revirement qui inquiète l’opposition syrienne…et Libération

La confirmation de cette rupture totale avec le gouvernement précédent ne va pas calmer l’ire d’une centaine d’intellectuels français et syriens, qui s’étaient fendus d’une lettre ouverte parue le 3 juillet dans Libération titrée «Monsieur le Président, maintenir Assad, c’est soutenir le terrorisme».

Face au trouble suscité par ce revirement, l’Elysée avait notamment publié le 5 juillet un communiqué dans lequel Emmanuel Macron assurait l’opposition syrienne de son soutien.

Lire aussi : Pour Emmanuel Macron, il n’y a pas de successeur légitime à Bachar el-Assad

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